Fonds d’inclusion dans l’emploi : les priorités 2026 recentrées sur la qualité des parcours

Actus de la semaine IAE : Insertion par l’activité économique #Demandeurs d’emploi #Handicap

Publiée au Bulletin officiel « Travail – Emploi – Formation professionnelle » du 30 avril, une circulaire précise les orientations du Fonds d’inclusion dans l’emploi (FIE) pour l’année 2026. Elle confirme un pilotage plus resserré des dispositifs d’insertion, avec une attention particulière portée à la qualité de l’accompagnement, aux sorties vers l’emploi durable et aux besoins des entreprises.

Le fonds d’inclusion dans l’emploi (FIE) regroupe plusieurs leviers destinés aux personnes les plus éloignées du marché du travail : insertion par l’activité économique (IAE), entreprises adaptées, entreprises adaptées de travail temporaire, parcours emploi compétences, contrats initiative emploi, groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) et clauses sociales d’insertion. Les priorités de gestion de ce fonds pour l’année 2026 ont fait l’objet d’une circulaire du Ministère du Travail et des Solidarités, publiée au Bulletin officiel le 30 avril.

L’objectif affiché est de mieux articuler les dispositifs avec les stratégies territoriales définies dans les comités territoriaux pour l’emploi. Les préfets sont invités à orienter les moyens vers les structures capables d’accompagner efficacement les publics vers l’emploi, en tenant compte des résultats obtenus et des réalités des bassins d’emploi. Le FIE ne doit pas seulement financer des dispositifs, mais soutenir des parcours mieux connectés aux entreprises. La circulaire insiste notamment sur les immersions professionnelles, les périodes de mise en situation en milieu professionnel (PMSMP, voir notre fiche technique), la formation pendant les parcours et le renforcement des liens entre structures d’insertion et employeurs.

Un rôle important pour les SIAE et leurs partenaires

La part la plus conséquente de l’enveloppe est dédiée aux structures de l’IAE (SIAE) avec comme public prioritaire celui particulièrement éloigné de l’emploi, notamment les allocataires du RSA, et un point de vigilance sur la prévention des effets d’éviction. Sur la répartition des différentes formes de SIAE, il est demandé aux préfets de les maintenir, et particulièrement de prévenir toute augmentation de la part des ateliers et chantiers d’insertion (ACI).

Une attention sera également portée au développement des relations des SIAE avec les organismes référents du réseau pour l’emploi pour encourager l’inscription à France Travail, permettre l’accès à l’offre de service du réseau et éviter les ruptures d’accompagnement. Il est également demandé aux préfets de s’appuyer sur les GEIQ dans le renforcement des liens entre SIAE et entreprises, et à intégrer ces acteurs dans les politiques territoriales et les comités territoriaux pour l’emploi.

Un pilotage resserré des entreprises adaptées et une baisse des contrats aidés

Les efforts financiers liés aux contraintes budgétaires seront supportés par les entreprises adaptées (EA, voir notre fiche technique) sur les équivalents temps plein socle, et par la réduction du volume de contrats aidés, notamment en limitant les prescriptions aux renouvellements.

Le budget dédié aux EA devrait toutefois préserver les emplois de transition : CDD Tremplin (voir notre fiche technique), EA de travail temporaire (EATT), mise à disposition et emploi pénitentiaire. Comme pout les SIAE, les préfets ont pour instruction de renforcer le lien entre les EA et les employeurs pour sécuriser les sorties de parcours, par exemple en développant des PMSMP ou en mettant en œuvre des actions de formations répondant à un besoin du bassin d’emploi. Mais aussi simplement en faisant connaître les EA et EATT auprès des acteurs économiques locaux.

Le pilotage de leurs crédits se fera au niveau régional (DREETS), notamment par la tenue de comités régionaux de suivi des EA et EATT, instances opérationnelles des comités régionaux pour l’emploi, qui devront plus largement garantir un partage de l’information sur l’état des lieux des structures dans le territoire, en associant notamment l’AGEFIPH.