Des tensions dans les métiers de serveurs, aides de cuisine et cuisiniers en Nouvelle-Aquitaine

Actus de la semaine Filières prioritaires et métiers en tension

Dans une récente étude, l’opérateur de compétences AKTO identifie trois métiers en tension en Nouvelle-Aquitaine, tous appartenant aux branches de la restauration ou des hôtels, cafés et restaurants : cuisiniers, aides de cuisine et serveurs.

Dans un contexte économique régional oscillant entre « contraction » et « ralentissement », selon les termes d’AKTO, la Nouvelle-Aquitaine connaît des difficultés à recruter dans le secteur de la restauration. L’opérateur, qui regroupe une vingtaine de branches professionnelles, propose un éclairage sur les trois principaux métiers en tension de son périmètre en Nouvelle-Aquitaine :

Serveur de café/restaurant 

Les départements les plus touchés par ces tensions sont la Dordogne et le Lot-et-Garonne. Les tensions s’expliquent notamment par :

  • un nombre d’offres supérieur à la demande, même si la formation n’apparaît pas comme déterminante pour exercer ce métier ;
  • des conditions de travail contraignantes, en termes de répartition du temps de travail, d’engagement physique, etc. ;
  • le caractère saisonnier de l’emploi : selon les Besoins en Main d’œuvre (BMO) 2026, la part d’emplois saisonniers représente 80 % des projets de recrutement ;
  • dans une moindre mesure, des salaires peu attractifs.

Aide de cuisine et employé polyvalent de la restauration 

Les Deux-Sèvres et la Vienne s’avèrent particulièrement concernées par des tensions de recrutement. Le nombre de projets de recrutement à l’échelle régionale s’élèverait d’ailleurs à 5460 d’après le BMO.

Comme pour les serveurs sont incriminés de façon égale l’intensité des embauches, les conditions de travail et le niveau de salaire. En comparaison, seule la saisonnalité de l’emploi semble moins déterminante dans ce cas précis.

Cuisinier 

Le métier de cuisinier est le plus recherché dans le périmètre d’AKTO. Si la Haute-Vienne et le Lot-et-Garonne semblent quelque peu épargnés, les tensions concernent l’ensemble de la région de façon significative. Par ailleurs, sur les près de 7 000 projets de recrutement envisagés en 2025, 74 % étaient jugés difficiles.

Les causes ne diffèrent pas des métiers précédemment cités, mais il convient de remarquer l’importance que prend ici le lien entre formation et emploi en comparaison des serveurs et des aides de cuisine.

Plus largement, le BMO 2026 identifie le métier de serveur de café/restaurant comme le plus recherché en Nouvelle-Aquitaine, derrière les viticulteurs et arboriculteurs, et en première position, les agriculteurs.