BMO 2026 : moins d’un projet d’embauche sur deux jugé difficile

Actus de la semaine Évolutions économiques et besoins régionaux

Dévoilé le 21 avril, le BMO 2026 décrit les besoins des entreprises et révèle des intentions de recrutement à la baisse dans tous les secteurs. Dans le même temps la part de recrutements jugés difficile est également en recul par rapport à l’année précédente.

Chaque année, France Travail réalise une enquête Besoins de Main d’Œuvre (BMO) auprès des établissements de la France entière afin d’évaluer les besoins en recrutements par secteur d’activité et par bassin d’emploi.

Au niveau national, le nombre de projets de recrutement est évalué à plus de 2,2 millions, dont les deux tiers au sein d’entreprises de moins de 50 salariés. Comme l’an dernier et pour la troisième année consécutive, on observe une baisse du nombre de projets de recrutement (-6,5 %). Le nombre d’intentions d’embauche atteint ainsi sont plus faible niveau depuis 2018. Toutefois, contrairement aux années précédentes, le nombre d’établissements projetant de recruter se stabilise. Parmi les autres enseignements de ce BMO 2026, la part de recrutements difficiles continue de diminuer (43 %, -6 points), tandis que la part de projets saisonniers poursuit sa progression (32 %, +1 point).

D’après l’enquête, l’ensemble des secteurs d’activité voient leurs projets de recrutement diminuer par rapport à 2025. Ce constat est particulièrement vrai pour la construction (-16,4 %) et les services aux entreprises (-10,1 %). Malgré ces projections à la baisse, le secteur des services reste celui où se concentre plus de dix projets de recrutement sur dix.

Les 10 métiers les plus recherchés sont :

  • Aides de cuisine et employés polyvalents de la restauration ;
  • Serveurs de cafés restaurants ;
  • Viticulteurs, arboriculteurs ;
  • Agriculteurs ;
  • Agents d’entretien de locaux ;
  • Aides à domicile et auxiliaires de vie ;
  • Professionnels de l’animation socioculturelle ;
  • Aides-soignants ;
  • Employés de libre-service ;
  • Cuisiniers.

Pour la quatrième année consécutive, France Travail note la baisse de la part des projets de recrutement jugés difficiles (-6 points), atteignant 44 %. Tous les secteurs et toutes les tailles d’entreprises sont concernés par cette diminution. Selon les employeurs ayant déclaré de potentielles difficultés de recrutement, les principales raisons sont l’inadéquation des profils des candidats (84 %), la pénurie de candidats (82 %) ou encore les conditions de travail (39 %).

Les 10 métiers les plus difficiles à recruter sont :

  • Ouvriers qualifiés en conduite d’équipements d’usinage ;
  • Couvreurs ;
  • Médecins ;
  • Carrossiers automobiles ;
  • Ouvriers en caudronnerie et tôlerie ;
  • Charpentiers (métal et bois) ;
  • Bouchers ;
  • Ouvriers mécaniciens de véhicules ;
  • Chefs cuisiniers ;
  • Conducteurs de travaux et chefs de chantier non-cadres.

En Nouvelle-Aquitaine, le nombre de projets de recrutement s’élevait à 248 800, soit une baisse de 8 % par rapport à 2025, plus marquée qu’à l’échelle nationale. 50 % des projets de recrutement sont jugés difficiles, une part en recul pour la troisième année consécutive.

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