
Dans le cadre de ses missions d’organisation et de financement du conseil en évolution professionnelle (CEP), France compétences fournit un éclairage détaillé sur ce dispositif d’accompagnement dans son rapport sur l’usage des fonds de la formation professionnelle (RUF), publié en février (voir notre actu).
Service gratuit d’information, d’orientation et d’accompagnement dans le parcours professionnel, le conseil en évolution professionnelle (CEP) est ouvert à tous les actifs sans conditions de statut depuis 2014.
Plus de 10 % des actifs ont bénéficié du conseil en évolution professionnelle
Le CEP a touché plus d’un actif sur dix en 2024, soit environ 3,37 millions de personnes. Toutefois, à l’échelle régionale, le taux de recours au CEP varie fortement selon le taux de chômage, le dispositif du CEP étant principalement utilisé par des personnes en recherche d’emploi. La Nouvelle-Aquitaine suit la tendance nationale avec un taux de recours au CEP qui s’élevait à 11 % des actifs (7 % de chômage). À l’inverse, les départements et régions d’outre-mer (DROM) connaissent un niveau de chômage plus élevé (13 à 17 %) et l’on constate par conséquent un taux de recours au CEP plus important dans ces territoires (14 à 20 %).
Le statut des bénéficiaires influe énormément sur le choix de l’opérateur. Ainsi, lorsqu’ils étaient en recherche d’emploi, les publics étaient principalement pris en charge par France Travail, Cap emploi et les Missions locales. Le public suivi par l’Apec était réparti de manière presque égale entre personnes en emploi (45 %) et demandeurs d’emploi (55 %). Enfin, France compétences, membre du réseau Avenir Actifs, a pris en charge quasi exclusivement des bénéficiaires en activité.
Enfin, le rapport rappelle que si l’objectif du CEP est de favoriser l’évolution et la sécurisation des parcours professionnels, l’évaluation du dispositif ne peut se limiter aux enjeux d’accès à l’emploi et d’accompagnement des transitions professionnelles en vue d’une reconversion. En effet, France compétences précise que la valeur ajoutée du dispositif peut être évaluée tant par les motifs de recours que par la capacité du CEP à aider les bénéficiaires à dépasser leurs problématiques. Selon France compétences, le CEP doit être vu comme un levier au service de la sécurisation des parcours et du développement de l’autonomie des personnes. Le CEP possède d’autres effets identifiés comme celui de restaurer la confiance du bénéficiaire, améliorer l’identification et la projection dans les possibles professionnels et renforcer le pouvoir de négociation du bénéficiaire et sa résilience.
Pour aller plus loin…
