Le Syndicat national des organismes de formation de l’économie sociale (Synofdes) a publié une étude recensant les effets positifs de la formation professionnelle pour les personnes et les finances publiques.

Meilleurs employabilité et épanouissement pour les personnes, retombées fiscales positives pour la puissance publique. Voilà en substance la conclusion des travaux du cabinet de conseil Korels réalisés pour le compte du Synofdes. Cette organisation professionnelle représentative des organismes de formation comptabilise environ 10 000 organismes de formation adhérents englobant 111 000 salariés. La méthodologie d’enquête a allié des séries d’entretiens de personnes ayant eu recours à la formation professionnelle (demandeurs d’emploi, alternants et salariés) et d’acteurs de l’emploi et de la formation (Chambre de Métiers et de l’Artisanat en France, mission locales, Département, Région, France Travail, structures, grande entreprise). En outre des données publiques du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (CEREQ) et de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES) ont été mobilisées.

Des parcours professionnels enrichis

Retrouver un emploi ou en changer s’avère primordial avant l’entrée en formation. Selon l’étude du Synofdes, 88 % des personnes formées ayant trouvé un emploi estiment que leur formation y a contribué.
Au préalable 74 % des personnes formées déclarent avoir défini un projet professionnel, contre 50 % des non-formées.
Autre souhait partagé également par des salariés à l’inscription à une formation, augmenter ses revenus par le passage en emploi en contrat déterminé. 52 % des formés contre 30 % des non-formés déclarent y être parvenus. L’alternance génère elle aussi une probabilité d’insertion professionnelle plus favorable pour les apprentis. Dix‑huit mois après leur sortie de formation, 81 % d’entre eux sont en emploi, contre 71 % des jeunes issus de la voie scolaire classique.

Parce que le travail reste un facteur d’accomplissement, autonomie, épanouissement et mobilité s’avèrent renforcées. 79 % des formés en emploi trouvent leur travail excitant, contre 62 % des non-formés. Enfin 71 % des formés se sentent capables de changer d’emploi ou d’accéder à un emploi de leur choix, contre 50 %des non-formés.

Des bénéfices pour les territoires et la puissance publique

Outre l’enrichissement des parcours professionnels, l’étude du Synofdes rapporte des compensations du financement public de la formation. Ainsi les trajectoires d’insertion génèrent des retombées fiscales positives dans les quatre années après le début de la formation pour les demandeurs d’emploi, cinq années pour les apprentis vis-à-vis de la voie scolaire. Elles prennent la forme de cotisations sociales salariales et patronales, d’impôts sur le revenu et de TVA supplémentaires.
Pour les collectivités locales, outres les gains en attractivité permis par la montée en compétences des personnes, on note une diminution du coût du RSA pour le Département. Le rapport d’étude présente également le témoignage d’un acteur de la Région déplorant l’absence d’indicateur de la contribution de la formation professionnelle à la cohésion sociale. Les régions étant en effet les principaux financeurs des CFA.