Politique nationale de l’emploi : priorités et dispositifs

La politique nationale de l’emploi vise l’accès à l’emploi durable, le développement des compétences et l’accompagnement des transitions économiques.
Elle s’appuie notamment sur France Travail et le Réseau pour l’emploi, les dispositifs d’accompagnement des personnes éloignées de l’emploi, le Plan d’investissement dans les compétences et le plan France 2030. Elle mobilise également différents outils pour accompagner les mutations économiques, développer les compétences des salariés et répondre aux besoins de recrutement des entreprises.
France Travail et le réseau pour l’emploi
Depuis le 1er janvier 2024, France Travail a remplacé Pôle emploi. Institué par la loi pour le plein emploi du 18 décembre 2023, il fait partie du Réseau pour l’emploi, qui coordonne les missions d’accueil, d’orientation, d’accompagnement, de formation, d’insertion et de placement des personnes à la recherche d’un emploi.
Le Réseau pour l’emploi réunit notamment l’État, les collectivités territoriales, France Travail, les missions locales et les Cap emploi. D’autres acteurs peuvent y participer : organismes de formation et d’insertion, structures de l’insertion par l’activité économique, entreprises adaptées, établissements et services d’accompagnement par le travail, groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification ou encore organismes chargés de l’accompagnement des bénéficiaires du RSA.
La convention tripartite 2024-2027 entre l’État, l’Unédic et France Travail fixe trois objectifs :
- permettre à chacun d’accéder à un emploi durable ;
- garantir l’accès aux droits d’indemnisation ;
- aider les employeurs à recruter rapidement et durablement.
Accompagner les personnes vers l’emploi
La politique nationale de l’emploi accorde une attention particulière aux personnes les plus éloignées du marché du travail. Plusieurs dispositifs proposent un accompagnement adapté à leur situation.
Le Contrat d’engagement jeune (CEJ) s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans, ou jusqu’à 29 ans pour les personnes reconnues travailleurs handicapés, qui ne sont ni étudiants ni en formation et rencontrent des difficultés d’accès à l’emploi durable. Il propose un accompagnement intensif et personnalisé.
L’insertion par l’activité économique permet aux personnes rencontrant des difficultés sociales et professionnelles de bénéficier d’un contrat de travail et d’un accompagnement renforcé au sein d’une structure conventionnée.
Les parcours emploi compétences sont mobilisés dans le secteur non marchand afin de faciliter l’insertion professionnelle des personnes éloignées de l’emploi. Ils associent emploi, formation et accompagnement.
L’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée repose sur la création d’emplois adaptés aux compétences des personnes durablement privées d’emploi et aux besoins non couverts des territoires.
L’offre de repérage et de remobilisation (O2R) complète ces dispositifs en proposant des actions territorialisées à destination des publics qui ne sont pas accompagnés par les acteurs du Réseau pour l’emploi.
Favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap
La politique nationale de l’emploi vise également à favoriser l’accès et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap. Elle s’appuie notamment sur les Cap emploi, les entreprises adaptées, les entreprises adaptées de travail temporaire et le dispositif d’emploi accompagné.
Le CDD Tremplin, initialement expérimental, a été pérennisé le 1er janvier 2024 par la loi pour le plein emploi. Conclu avec une entreprise adaptée, il permet à une personne en situation de handicap de bénéficier d’un parcours professionnel personnalisé afin de préparer son accès à un autre emploi privé ou public.
Développer les compétences et préparer les métiers de demain
Le Plan d’investissement dans les compétences (PIC) reste mobilisé jusqu’en 2027. En 2026, il est recentré sur les personnes les plus éloignées de l’emploi, les formations longues et qualifiantes ainsi que les filières d’avenir.
France Travail concentre notamment ses investissements en formation sur les demandeurs d’emploi les plus éloignés du marché du travail. En lien avec les Régions, les branches professionnelles et les opérateurs de compétences, il contribue à identifier les besoins des entreprises et à orienter les financements vers les secteurs qui recrutent.
Le plan France 2030 accompagne les secteurs industriels et technologiques stratégiques. Il soutient notamment l’innovation, la réindustrialisation et l’adaptation des compétences aux transformations économiques, numériques et écologiques. En 2026, il contribue par exemple au développement de solutions d’intelligence artificielle destinées aux PME et aux ETI (voir notre actu).
Accompagner les mutations économiques
L’État mobilise plusieurs outils afin d’anticiper les transformations des métiers et des compétences et d’accompagner les entreprises et leurs salariés.
Les Engagements de développement de l’emploi et des compétences (EDEC) permettent à l’État et aux branches professionnelles de conduire des actions communes pour anticiper les conséquences des mutations économiques, sociales, numériques, écologiques et démographiques.
La Gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP) aide les entreprises à anticiper leurs besoins en emplois et en compétences et à sécuriser les parcours professionnels des salariés.
Le plan de développement des compétences rassemble les actions de formation décidées par l’employeur. Selon les projets, il peut bénéficier de financements ou d’un accompagnement de l’État, des opérateurs de compétences ou de la Région.
Les TPE et PME peuvent également bénéficier d’un accompagnement en gestion des ressources humaines pour répondre à leurs besoins en recrutement, en organisation du travail et en développement des compétences.
La revitalisation des territoires
L’obligation de revitalisation vise les entreprises qui procèdent à des licenciements économiques affectant l’équilibre d’un bassin d’emploi. Les conventions conclues avec l’État prévoient des actions destinées à favoriser la création de nouvelles activités et de nouveaux emplois dans les territoires concernés.
Le contrat de sécurisation professionnelle accompagne les salariés concernés par un licenciement économique dans la construction et la réalisation de leur projet de reclassement.
