
Dans sa circulaire annuelle, le Gouvernement appelle les acteurs de l’insertion à renforcer leurs partenariats pour faciliter l’accès à l’emploi des étrangers, notamment dans les métiers en tension.
Les ambitions du Gouvernement en matière de politique d’intégration restent inchangées. Traduites dans l’instruction relative aux « priorités pour 2026 de la politique d’intégration des étrangers primo-arrivants » (dont les personnes réfugiées) adressée aux préfets, elles présentent un ensemble de directives qui permettront, in fine, de favoriser l’insertion professionnelle des étrangers. Cela passe par l’acquisition de la langue et des valeurs républicaines, sans omettre les compétences numériques.
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Ces orientations concernent les primo-arrivants et les personnes sans emploi arrivées en France il y a plusieurs années. Une vigilance particulière est demandée à l’égard des femmes pour deux raisons. D’une part, leur accès à l’emploi se révèle plus difficile, malgré un niveau de qualification souvent plus élevé : 38 % des femmes signataires d’un CIR sont titulaires d’un diplôme d’enseignement supérieur contre 27 % des hommes. D’autre part, elles peuvent avoir été fragilisées dans leur parcours en raison de violences sexistes et sexuelles, d’où le besoin d’un accompagnement adapté.
Renforcement des partenariats et dispositifs
Pour atteindre ses objectifs, le ministère de l’Intérieur compte sur la consolidation des partenariats entre les différents acteurs (OFII, prestataires, associations locales, collectivités territoriales et réseau pour l’emploi) et l’optimisation des crédits du programme 104 – celui-ci visant l’intégration des ressortissants extra-européens et signataires du CIR, ainsi que des Ukrainiens bénéficiant d’une protection temporaire.
En parallèle, il entend poursuivre, voire renforcer, les dispositifs les plus opérants, tels que les programmes AGIR, Volont’R ou encore les CTAI.
- AGIR : depuis le début du programme en 2022, 22 500 personnes en sont sorties. Parmi elles, 43 % avaient obtenu un emploi et 65 % un logement après six mois d’accompagnement. Ces résultats, jugés prometteurs, amènent l’État à renouveler l’accord-cadre pour une nouvelle période de quatre ans, à partir du second semestre 2026, selon les échéances régionales jusqu’en 2030.
- Volont’R : outil d’insertion pour les jeunes âgés de 16 à 25 ans basé sur le service civique, ces missions pourront être revalorisées à hauteur de 30 %.
- CTAI : même si l’objectif triennal des CTAI arrive à son terme en 2026, le Gouvernement souhaite voir la démarche se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Il entend, de cette façon, renforcer l’approche territoriale et confirmer les acteurs locaux dans leur expertise et leur connaissance du terrain.
En Nouvelle-Aquitaine, six collectivités ont signé un CTAI : Bordeaux Métropole, la Communauté d’agglomération de Pau Béarn, Poitiers, Limoges, La Rochelle et Dax.
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