
Une publication de l’observatoire des métiers du BTP s’attache à cerner l’évolution de la fonction « études » dans le secteur des travaux publics
La branche réunit 33 696 salariés (ce qui correspond à 10,2 % des effectifs de la branche), parmi lesquels 39 % d’ingénieurs ou cadres : BIM managers, chargés d’affaires TP, chargés de méthodes, chargés d’études de prix, chargés d’études techniques, dessinateurs-projeteurs, géomètres-topographes. 93 % d’entre eux sont engagés en CDI. Ce sont dans une large majorité des hommes (85,5 %) âgés de 30 à 49 ans (52 %). Les alternants ne représentent que 5 % des effectifs.
Une fonction études en interne soumise à conditions
Comme dans le bâtiment, la présence de métiers dédiés à la fonction études dépend de plusieurs facteurs. Ainsi, plus l’entreprise est grande, plus la probabilité qu’elle dispose d’un service « études » augmente. Dans le cas des travaux publics, la fonction apparaît dans 47 % des entreprises de 20 à 49 salariés. Les critères du chiffre d’affaires, d’appartenance à un groupe, du type d’activité et de la localisation semblent tout aussi déterminants. En effet, les postes dédiés à la fonction études sont davantage présents dans des entreprises appartenant à un groupe, en ville, avec un chiffre d’affaires situé entre 3 et 10 M d’euros. Enfin, elles ont pour principales activités le gros œuvre, le second œuvre technique, ainsi que les travaux publics.
D’ici à 2030…
Si 30 % des entreprises déclarent n’envisager aucun changement dans leur mode de fonctionnement, il n’en reste pas moins que des évolutions sont d’ores et déjà à l’œuvre :
- transition écologique : décarbonation de la construction, réglementation environnementale, adaptation aux changements climatiques, développement des infrastructures de transport « bas carbone » et gestion des déchets et recyclage.
- transitions numérique et technologique : BIM et ingénierie collaborative, modélisation 3D, industrialisation de la construction, IoT (sigle anglophone désignant l’internet des objets) et smart building, intelligence artificielle et utilisation de drones.
- évolution économique : évolution des activités, urbanisation croissante, évolution des investissements publics, évolution des attentes des clients et optimisation des coûts.
Dans ce contexte, les entreprises sont tenues de s’adapter. Ainsi, 13 % d’entre elles entendent faire évoluer les compétences en interne ; 14 % envisagent de recruter. D’ailleurs, l’observatoire estime à 1260 le nombre de nouveaux entrants nécessaires annuellement pour répondre aux besoins de la fonction études de la branche du bâtiment entre 2025 et 2030. Les besoins en ingénieurs et cadres d’études, les plus importants, pourraient notamment s’élever à 2178 d’ici à 2030.
Des profils qualifiés recherchés
Ainsi, les employeurs des travaux publics, amenés à conduire des projets de plus en plus techniques, recherchent en priorité des candidats diplômés de niveau bac+3 à bac+5 pour combler leurs besoins dans la fonction études. Ces profils s’avèrent toutefois rares en raison du faible nombre de formations adaptées, ce qui contraint les entreprises à recourir le plus souvent à la promotion interne.
En Nouvelle-Aquitaine, la fonction études représentait 6,7 % des salariés des travaux publics en 2022.
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