
Pour comprendre les tenants et aboutissants de l’illettrisme au niveau local, l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme (ANLCI) passe au crible chacun des départements de l’Hexagone.
Décrire pour agir
L’ANLCI publie 100 fiches présentant la situation de l’illettrisme dans les départements. Il s’agit pour le GIP de caractériser les territoires à risque, dans la limite des données croisées de l’Insee et de la Depp, dans le but de fournir aux acteurs publics des informations de cadrage locales et fiables qui leur permettront de conduire des actions ciblées par la suite.
Structure des fiches
Pour les 12 départements néo-aquitains, comme pour tous les autres, chacun des documents présente :
- une fiche d’identité du département : présentés sous forme de tableau, les chiffres renseignés, en plus d’apporter des points de repère de niveaux départemental, régional et national, expriment la part des adultes de 18 à 64 ans peu ou pas diplômés, des jeunes en difficulté de lecture au test de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC) et des Neet parmi les jeunes de 16 à 29 ans, le taux de chômage, le taux de pauvreté et la part résidant en QPV.
- un constat et les facteurs de risque au niveau national : est indiquée la part de personnes en forte difficulté avec les compétences de base et, parmi elles, celles non et peu diplômées.
- une carte de cumul des risques : une représentation graphique comparative permettant de distinguer les EPCI selon leur part de non et peu diplômés. À ces catégories s’ajoutent celles des personnes arrivées en France en cours de scolarité et celles âgées de 50 à 64 ans.
- les enjeux pour le département : cette section révèle les caractéristiques du territoire concerné à partir desquelles sont formulées des préconisations à des fins de prévention et de réduction de l’illettrisme.
- un tableau des EPCI du département : le support propose une répartition fine des adultes de 18 à 64 ans peu ou pas diplômés selon leur communauté de communes. Ces publics sont notamment mis en regard de trois facteurs de risque : l’absence de diplôme, une arrivée récente sur le territoire français ou l’appartenance à une tranche d’âge supérieure.
En France, 3,7 millions d’adultes, soit 10,5 %, sont en difficulté pour lire, écrire et compter ; en Nouvelle-Aquitaine, la moyenne s’établit à 10,4 %.
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