
Le BMO 2026 révèle une diminution des intentions de recrutement des entreprises en Nouvelle-Aquitaine, comme c’est le cas à l’échelle nationale. Toutefois, les métiers d’agriculteurs, de viticulteur et d’arboriculteurs restent les plus recherchés dans la région.
Chaque année, France Travail adresse un questionnaire aux établissements afin de connaître leurs besoins en recrutement par secteur d’activité et par bassin d’emploi. Les résultats de l’enquête sur les Besoins de Main d’Œuvre (BMO) 2026 viennent d’être dévoilés.
En Nouvelle-Aquitaine, les employeurs ont exprimé 249 000 projets de recrutement pour 2026, soit 8 % de moins qu’en 2025, ce qui confirme la baisse observée depuis trois ans. L’ensemble des départements de la région voient leur volume de projets de recrutement diminuer, mais avec une chute plus marquée pour le Lot-et-Garonne (-13 %) et les Pyrénées-Atlantiques (-12 %), au contraire de la Corrèze (-2 %), de la Vienne (-3 %) et de la Charente (-4%). Hormis les entreprises de 50 à 99 salariés, toutes les tailles d’entreprises affichent une baisse des intentions de recrutement. Par ailleurs, les près de la moitié des intentions d’embauches proviennent des établissements de moins de dix salariés.
Les 10 métiers les plus recherchés en Nouvelle-Aquitaine :
- Agriculteurs (17 500 projets de recrutement) ;
- Vitivulteurs, arboriculteurs (15 700) ;
- Serveurs de cafés restaurants (11 700) ;
- Aides de cuisine et employés polyvalents de la restauration (11 100) ;
- Agents d’entretien de locaux (8 300) ;
- Aides-soignants (8 000) ;
- Aides à domicile et auxiliaires de vie (6 900) ;
- Employés de libre-service (6 700) ;
- Employés de l’hôtellerie (6 400) ;
- Professionnels de l’animation socioculturelle (6 300).
Les données recueillies par France Travail en Nouvelle-Aquitaine se distingue des données du BMO national sur deux aspects. D’abord, la région possède une part nettement plus importante d’intentions d’embauches sur des postes saisonniers (43 % contre 32 %). Ensuite la part des projets jugés difficiles reste plus élevées qu’au niveau national (50 % contre 44 %) malgré un chiffre en diminution depuis trois ans. Par ailleurs, pour neuf métiers, les recrutements sont jugés à 100 % difficiles par les employeurs néo-aquitains. Il s’agit de :
- Ouvrier, techniciens et agents de maîtrise en traitement du cuir ;
- Dirigeants de petites et moyennes entreprises de moins de 50 salariés ;
- Interprètes ;
- Photographes ;
- Directeurs d’établissements du secondaire ou du supérieur et inspecteurs ;
- Agents de maîtrise et assimilés en fabrication mécanique ;
- Régleurs ;
- Techniciens d’exploitation et d’administration des transports ;
- Managers en banque assurance.
En 2026, le nombre de projets de recrutement diminue dans l’ensemble des secteurs d’activités, excepté dans l’industrie (+2,7 %). L’agriculture (-16,9 %) et la construction (-12,5 %) sont les secteurs qui connaissent les plus grosses chutent de projets de recrutement. Plus de la moitié des intentions d’embauche restent issues du secteur des services.
Les secteurs exprimant le plus de recrutements difficiles en Nouvelle-Aquitaine :
- Commerce et réparation automobile (72 %) ;
- Construction (71 %) ;
- Matériel de transport (68 %) ;
- Métallurgie et produits métalliques (68%) ;
- Travail du bois, papier et imprimerie (64 %).
Selon les employeurs néo-aquitains, les difficultés de recrutements attendues sont principalement associées au profil inadéquat des candidats et à leur nombre insuffisant.
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