
La Dares dresse un état des lieux de l’insertion par l’activité économique. Si le nombre de nouveaux contrats recule légèrement par rapport à 2023, l’étude montre surtout des dynamiques différenciées selon les structures et confirme le rôle du dispositif auprès des publics jeunes et peu diplômés.
La Dares a publié le 25 mars une nouvelle étude portant sur le dispositif d’insertion par l’activité économique. Elle présente les données et leur analyse au titre de l’année 2024. Ainsi, sur ces douze mois, 168 000 nouveaux contrats ont été signés dans une structure de l’insertion par l’activité économique, soit une baisse de 3 % par rapport à 2023. Les ateliers et chantiers d’insertion sont les plus représentés (63 700 contrats) devant les associations intermédiaires (47 800), les entreprises de travail temporaire d’insertion (36 400) et les entreprises d’insertion (20 900), toutefois la Dares repère dans son analyse des dynamiques diverses.
Les associations intermédiaires (AI) sont ainsi les structures qui ont le plus subit la baisse des effectifs (-9 %), tout comme les ETTI (-3 %). Cependant, la Dares précise que le repli des effectifs dans les AI est dû à plusieurs causes. Si d’une part les entrées ont diminué, on constate également un allongement de la durée des contrats des entrants en 2022 et 2023. La baisse et entrées combinée à la fin de certains contrats sont donc une des causes de ces chiffres en retrait.
Un certain profil se dégage de l’analyse des salariés ayant signé un contrat de l’IAE en 2024. Près des deux tiers sont des hommes dans les différentes structures, hormis dans les AI, qui présentent la particularité de compter 57 % de femmes. Les moins de 26 ans sont également surreprésentés parmi les nouveaux contrats de l’IAE signés en 2024 (27 %) par rapport à la moyenne des salariés (11%). Enfin, les salariés ayant signé un contrat de l’IAE se distinguent de l’ensemble des salariés par un niveau de diplôme nettement inférieur. La Dares note que deux salariés de l’IAE sur cinq possèdent un niveau d’études inférieur au CAP et seuls 6 % ont un niveau supérieur au bac. À titre de comparaison, pour l’ensemble des salariés, les données sont respectivement de 12 % et 47 %.
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