
En 2025, le réseau des Écoles de la 2e Chance poursuit sa progression et renforce son action auprès des jeunes éloignés de l’emploi, entre résultats stables, évolution des publics et adaptation des pratiques.
En 2025, les Écoles de la 2e Chance (E2C) ont poursuivi leur mission d’accompagnement des jeunes éloignés de l’emploi et de la qualification. Le rapport d’activité du Réseau E2C France, publié au printemps, met en lumière une dynamique positive : 17 917 stagiaires ont été accueillis sur l’ensemble du territoire, soit une progression de 4,4 % par rapport à l’année précédente.
Un réseau en progression et des publics plus jeunes
En 2025, le réseau E2C compte 152 sites répartis sur le territoire national. En Nouvelle-Aquitaine, où le réseau est implanté dans plusieurs villes comme Bordeaux, Angoulême, Bergerac, Niort, Pau ou Limoges, l’année a été marquée par l’ouverture d’un nouveau site à Poitiers. Dans une région aux réalités sociales et économiques contrastées, entre métropoles, villes moyennes et territoires plus ruraux, la question de l’égalité d’accès à la formation demeure un enjeu important.
Malgré un contexte de financement moins favorable, les indicateurs restent globalement stables. Près de six jeunes sur dix quittent ainsi les E2C pour rejoindre un emploi, une formation qualifiante ou un contrat en alternance. Cette dernière voie continue d’ailleurs de progresser portée par le renforcement des partenariats avec les entreprises et les centres de formation.
Le rapport dresse également le profil d’un public jeune, âgé en moyenne de 19 ans, globalement paritaire, souvent sans diplôme ni expérience professionnelle. L’augmentation de la part des mineurs (32% des effectifs accompagnés en 2025) confirme l’évolution des besoins et la nécessité de parcours plus souples, personnalisés et adaptés à l’entrée dans la vie active. Dans ce contexte, les pratiques pédagogiques évoluent en continu : les équipes renforcent les approches centrées sur les compétences psychosociales, l’accompagnement individualisé et la sécurisation des périodes d’immersion en entreprise.
L’attestation de compétences, un levier clé de reconnaissance et d’employabilité
La généralisation de « l’attestation de compétences acquises », remise à 95 % des stagiaires sortants, constitue également une avancée importante. Institué par le Code de l’Éducation, ce document officiel valorise les savoir-faire développés au cours du parcours et renforce la confiance ainsi que l’employabilité des jeunes. Il met notamment en évidence le niveau d’autonomie atteint dans les compétences nécessaires à leur insertion professionnelle : ponctualité, capacité à travailler en équipe, respect des consignes, communication professionnelle et autonomie dans les tâches confiées.
Au-delà des chiffres, ce bilan 2025 illustre les défis auxquels reste confronté le secteur de la formation : répondre à des besoins croissants tout en maintenant un accompagnement de proximité, capable de redonner confiance et d’ouvrir de nouvelles perspectives à des jeunes engagés dans leur parcours d’insertion.
