
Des chercheurs observent une forme de déterminisme social dans les choix d’orientation des élèves de terminale.
À quoi tiennent les choix d’orientation des élèves de terminale ? Une note de l’Institut des Politiques Publiques (IPP), datée de décembre 2025 et intitulée « Orientation post-bac : les choix des anciens élèves du lycée influencent-ils ceux des générations suivantes ? », démontre le rôle de l’homophilie. Ce concept sociologique désigne une sorte d’instinct grégaire qui pousserait les jeunes à reproduire les comportements adoptés par leurs pairs avant eux.
De fait, l’étude prouve qu’une candidature en entraîne une autre et que, de la même façon, une admission en amène une autre. Le phénomène se trouve d’ailleurs amplifié, lorsque le candidat partage l’origine sociale et/ou le genre de son prédécesseur – à l’exception des filles qui semblent prêter davantage attention au sexe de leurs modèles que les garçons.
Si l’étude ne cherche pas à dresser une liste exhaustive de l’ensemble des facteurs à l’œuvre, elle en mentionne tout de même deux autres : l’influence du professeur principal et la taille de l’établissement, le premier s’expliquant par le rôle de conseil joué par l’enseignant, averti des choix et résultats d’affectation des promotions antérieures, et le second par un effectif réduit plus propice aux échanges.
Les auteurs estiment en tout cas que la somme de ces tendances d’ordre social et contextuel a pour effet de limiter l’ambition des élèves et, in fine, d’empêcher la mixité sociale. Cette dernière apparaît pourtant comme une condition essentielle à l’égalité, puisqu’un niveau d’exposition égal aux filières sélectives pourrait réduire « d’environ 10 % les écarts d’aspiration entre les élèves favorisés et défavorisés, à niveau scolaire équivalent. »
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