Le programme de volontariat international en entreprise (VIE) permet aux jeunes de réaliser une mission professionnelle à l’étranger sous la protection de l’Ambassade de France tout en bénéficiant de l’accompagnement de l’agence nationale chargée de l’internationalisation de l’économie française, Business France.
Champ d’application
Volontaires éligibles
Tout jeune français (ou ressortissant de l’EEE) de 18 à 28 ans peut réaliser un VIE sans conditions de diplôme ou d’expérience professionnelle autres que celles attendues par l’entreprise pour la mission. Le volontaire doit être à jour de ses obligations de service national et avoir un casier judiciaire vierge.
Entreprises
Le dispositif s’adresse à toutes les entreprises françaises existant depuis au moins un an. Une même entreprise peut accueillir simultanément plusieurs VIE, sous réserve de sa capacité à assurer leur encadrement et de la validation de chaque demande d’affectation.
Le VIE doit être rattaché à une structure d’accueil dans le pays d’affectation (filiale, bureau de représentation, agent commercial, distributeur ou toute autre entité validée par Business France). Cette structure locale doit assurer l’encadrement du jeune au plan matériel et professionnel.
Missions en VIE
La mission confiée au jeune peut être commerciale, technique ou support, dès lors qu’elle contribue à l’internationalisation de l’activité économique de l’entreprise. Elle est définie par l’entreprise, avec l’appui de Business France si nécessaire.
La durée de la mission est comprise entre 6 et 24 mois, prorogeable une fois dans la limite totale de 24 mois. La durée minimale de séjour à l’étranger est de 183 jours par an. Si le séjour n’es pas d’un an, elle est calculée au prorata temporis.
La mission est une activité à temps plein : le jeune doit consacrer l’intégralité de son activité aux tâches qui lui sont confiées et ne peut donc pas cumuler une autre activité rémunérée. Cette interdiction ne fait pas obstacle à la production d’œuvres scientifiques, littéraires ou artistiques ni, sous réserve de l’accord de l’organisme auprès duquel le volontariat est accompli, à l’exercice d’activités d’enseignement. La mission confiée à un VIE peut être partagée avec d’autres entreprises dans des cas particuliers.
Stage : Un stage peut être fait en mission VIE uniquement s’il est diplômant, que les conditions du VIE soient rempli, et avec l’accord de l’université ou de l’école). La convention de stage doit alors être adaptée au dispositif VIE.
Procédure
Pour le jeune
Le volontaire crée son profil sur le portail dédié, mon-vie-via.businessfrance.fr, y intègre son CV et indiquer son numéro identifiant défense s’il est ressortissant français ou binational français de moins de 25 ans. Il peut ensuite consulter les offres de mission et sélectionner celles qui l’intéressent.
Après validation de son affectation, le volontaire doit suivre et valider un parcours d’intégration digitalisé de Business France. Il comprend plusieurs modules thématiques, des quiz et une session de questions réponses en direct. Sa validation est obligatoire avant le premier jour de la mission.
Avant son départ, le volontaire doit remplir un questionnaire de santé et effectuer une visite médicale, au plus tôt 60 jours et au plus tard 10 jours avant la date de début de la mission. En France, la visite peut être réalisée auprès du médecin traitant ou d’un médecin agréé par l’ARS. À l’étranger, auprès d’un médecin recommandé par l’ambassade ou le consulat de France.
À son arrivée, le volontaire doit transmettre ses coordonnées complètes à Business France via son espace personnel.
Un certificat d’accomplissement du volontariat est délivré au jeune par Business France à l’issue de sa mission.
Pour l’entreprise
Pour une première utilisation du dispositif, l’entreprise doit solliciter son agrément auprès de Business France et activer son accès à l’espace E-VIE. L’instruction porte notamment sur l’activité et la situation de l’entreprise, sa capacité d’encadrement, la structure d’accueil à l’étranger ainsi que la nature et les conditions de réalisation de la mission.
Une présentation de l’entreprise, un organigramme simplifié et les derniers bilans et compte de résultats doivent être joints. Une mise à jour de l’agrément obtenu est nécessaire si l’entreprise n’a pas accueilli de VIE durant 3 ans.
Les étapes suivantes sont :
- Sélectionner un candidat sur le portail dédié, mon-vie-via.businessfrance.fr, qui permet d’identifier des candidats et de publier une offre de mission VIE.
- Signer avec Business France une convention précisant les conditions de réalisation de la mission du VIE et son coût prévisionnel.
- Prendre les dispositions nécessaires à l’obtention du visa de séjour, du permis de travail et autres formalités nécessaires selon les pays d’affectation, avec l’appui de Business France.
- Informer Business France de la date de départ du VIE dans son pays d’affectation.
Financement
Statut et indemnisation du jeune
Le VIE relève d’un statut public. Lorsqu’il est affecté à l’étranger, il est placé sous l’autorité du chef de la mission diplomatique française compétente pour son pays d’affectation. Durant ses séjours sur le territoire français, il est placé sous l’autorité du ministre chargé du commerce extérieur. Il n’existe pas de lien contractuel entre le VIE et l’entreprise mais une lettre d’engagement au volontariat international. À ce titre, le VIE n’est pas comptabilisé dans les effectifs de l’entreprise.
Le bénéficiaire est indemnisé par Business France. Cette indemnité se sépare entre une partie fixe de 772,87 € et une partie variable selon les pays. Si l’entreprise prend en charge tout ou partie du logement, l’indemnité variable est réduite de 20 %. En cas de séjour de plus de 15 jours consécutifs sur le territoire français ou dans le pays où le volontaire a sa résidence principale, l’indemnité variable est également réduite.
Cette indemnisation est exonérée des charges sociales salariales et de l’impôt sur le revenu sauf si les indemnités sont imposables dans les pays d’affectation (la structure d’accueil doit alors prendre en charge cette imposition). L’entreprise doit par ailleurs prendre en charge :
- les frais mensuels de gestion et de protection sociale ;
- les frais de voyage international et de transport de bagages aller-retour ;
- les dépenses opérationnelles liées à la mission (frais de fonctionnement du bureau, de déplacement sur place, etc.).
Le volontaire acquiert 2,5 jours de congés ouvrés par mois de mission, et des congés exceptionnels pour événements familiaux peuvent être accordés (naissance, mariage, etc.). La couverture sociale est prise en charge pour le volontaire et ses ayants droit via un assureur privé pendant toute la durée du volontariat.
La gestion administrative, juridique et sociale et la protection sociale du jeune est assurée par Business France. La gestion de ses congés est assurée directement par l’entreprise. Le temps de volontariat est compté pour les droits à la retraite et dans le calcul de l’ancienneté de service exigée pour entrer dans la fonction publique (et la limite d’âge est reculée d’un temps égal).
Les aides financières à l’entreprise
VIE pour tous : L’État octroie une aide financière de 4 500 € pour les missions de 12 mois minimum dont les jeunes sont issus de formations jusqu’à Bac+3 ou résidant en QPV. Plus d’informations.
Exonération : L’entreprise est exonérée des charges sociales patronales en France.
Aide de la Région Nouvelle-Aquitaine avec le dispositif 360 export : jusqu’à 30 000 € de subvention aux start-up, TPE, PME et ETI sur les frais d’indemnité du VIE pour une période de 12 à 24 mois maximum.
Bpifrance : les frais engendrés peuvent être pris en charge dans le cadre d’une assurance prospection de Bpifrance ou dans le prêt croissance internationale de Bpifrance.
Textes de références : Articles L. 122-1 et suivants du Code du service national, décrets n° 2000-1159 du 30 novembre 2000 et n°2025-1151 du 1er décembre 2025.
Contact : https://www.businessfrance.fr/ (site internet) et 04 96 17 25 00 (téléphone).
