
Le contrat de professionnalisation continue d’enregistrer une baisse des entrées marquée, d’après l’étude publiée par la Dares le 11 juin dernier. Que l’on observe l’âge, le profil des bénéficiaires ou encore les secteurs concernés, tous les indicateurs subissent cette baisse.
La Dares a dévoilé une nouvelle publication sur la thématique des contrats de professionnalisation en 2024. Elle révèle une forte baisse de l’usage du dispositif, tant sur le plan des entrées que du nombre de contrats en cours au 31 décembre 2024. En effet, ces deux données suivent la même trajectoire avec d’une part les entrées en baisse de 25 % par rapport à 2023, qui atteignent leur plus bas niveau avec seulement 86 400 contrats débutés. D’autre part, les contrats en cours, également en large baisse (-23 %) qui tombent à 69 600 à la fin 2024. À noter que la durée moyenne des contrats reste elle stable, les deux tiers étant compris entre 9 et 17 mois tandis que trois sur dix durent moins de neuf mois.
La baisse des entrées touche l’ensemble des catégories d’âge mais elle est toutefois plus marquée chez les moins de 30 ans (-30 %). Selon la Dares, ce résultat pourrait être la conséquence de la suppression de l’aide à l’embauche qui concernait cette tranche d’âge, actée le 1er mai 2024. Si elle reste importante, la baisse des entrées s’avère plus faible chez les 30-44 ans (-19 %) et chez les 45 ans et plus (-17 %). Ces évolutions provoquent ainsi deux effets, à savoir un quasi équilibre entre la part de moins de 30 ans entrant dans le dispositif et la part des plus de 30 ans (52 % contre 48 %) et une nouvelle augmentation de la moyenne d’âge des bénéficiaires, atteignant 31 ans en 2024.
Le dispositif concerne de plus en plus souvent des personnes en recherche d’emploi avant la signature d’un contrat de professionnalisation et ce malgré la baisse générale du nombre d’entrées. Leur part parmi les bénéficiaires a significativement augmenté depuis 2018, alors qu’elle était de 30 %, elle atteint désormais 58 % en 2024. Au contraire, la part des bénéficiaires précédemment en études ou en alternance est poursuit sa baisse (16 %), alors que ces profils représentaient à eux deux la moitié des entrées en contrat de professionnalisation en 2018.
Enfin, la baisse des entrées frappe l’ensemble des secteurs d’activité. Bien qu’il reste largement majoritaire (80 %), le tertiaire subit une chute plus marquée (-26 %) que l’industrie (-22 %) et l’agriculture (-17 %). Toutes les tailles d’entreprises sont touchées par la baisse des entrées, notamment celles de moins de cinq salariés (-33 %) et celles de plus de 1 000 salariés (-25 %), même si ces dernières demeurent néanmoins toujours les structures accueillant le plus de contrats de professionnalisation (28 400).
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