Les dispositions du plan pour l’emploi des jeunes

Actus de la semaine Emploi – Insertion #Jeunes

Au sein de ce nouveau plan dévoilé le 7 mai dernier, l’État présente, autour de trois axes, une série de quinze mesures élaborées pour accélérer l’emploi des jeunes, alors que ces derniers sont encore nombreux à être sans emploi et a subir un important délai d’accès au marché du travail.

Aujourd’hui encore, des difficultés touchent l’emploi des jeunes. En 2025, le taux de chômage des 14-25 ans s’élevait à 21 % et plus d’un dixième des 15-25 n’était ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEETS). Les jeunes souffrent également d’une durée d’accès au marché du travail inégale puisque moins de la moitié d’entre eux ont accédé à un emploi à durée indéterminée dans les trois ans suivant leur sortie d’études.

Face à ces constats, l’État a dévoilé une stratégie coconstruite avec les membres du comité national pour l’emploi et des jeunes. Ce document appelé plan d’accélération pour l’emploi des jeunes, a mobilisé quatre ministères, à savoir ceux du Travail et des Solidarités, de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace et celui des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.

Ainsi, dans ce document d’une quarantaine de pages, l’État dévoile les contours de ce nouveau plan dont l’ambition est d’augmenter le taux d’emploi des 16-25 ans en permettant à chaque jeune d’être mieux informé, d’exprimer son potentiel professionnel et de poursuivre un parcours de formation ou d’accès à l’emploi. Pour répondre à ces objectifs, le plan s’articule autour de trois axes stratégiques et quinze mesures.

Axe 1 : Accompagner l’orientation des jeunes, les former, les sensibiliser aux métiers qui recrutent

En matière d’information et d’accompagnement à l’orientation, il est notamment question de la création d’InterScore, un outil qui viendra compléter les bases de données d’Inserjeunes et d’Insersup pour couvrir l’ensemble des formations professionnelle initiales et qui sera déployé sur les plateformes comme 1jeune1solution ou Avenir. Cet axe intègre également la mesure de création d’une application nommée 1JeuneDesSolutions, pensée pour simplifier l’accès aux services publics destinés aux jeunes et à l’information. Par ailleurs, dans le but d’anticiper les besoins en compétences et en recrutement et d’adapter l’offre de formation, une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) des secteurs stratégiques sera lancée. Elle s’appuiera sur les travaux des branches professionnelles et observatoires des métiers et des qualifications mais aussi sur la transformation de la carte des formations des lycées professionnels.

Axe 2 : Rapprocher les jeunes de l’entreprise, tout en renforçant la sécurité au travail

Les mesures du deuxième axe portent d’abord sur la mise en avant du Passeport de compétences, dont l’objectif est de faciliter l’insertion professionnelle, rendre visible les compétences des jeunes et simplifier les démarches administratives. Il sera enrichi avec de nouveaux services pour devenir un outil d’accompagnement. Plus globalement, pour assurer la sécurité des jeunes au travail, l’État veut faire de ce sujet un socle structurant de la formation des jeunes dès le début de leur parcours. Le manque d’expérience peut limiter la compréhension des métiers, par les jeunes, leur montée en compétences, l’identification de certains freins et l’élaboration de leur projet professionnel. Pour écarter ces limites, une autre mesure présentée vise à rendre systématique l’expérience en entreprise dans les dispositifs jeunes (CEJ, PACEA, AIJ…), via des mises en situation en milieu professionnel et des contrats courts. La multiplication des partenariats entre acteurs publics et économiques et des coopérations entre acteurs sera menée pour construire des parcours adaptés aux besoins des filières et des bassins d’emplois.

Axe 3 : Prévenir les ruptures de parcours et engager les jeunes dans des parcours d’accompagnement individualisés et intensifs

Au sein du troisième axe, l’État envisage de consolider le déploiement d’AvenirPro et AvenirPro+, deux dispositifs créés pour favoriser l’insertion et prévenir les sorties du lycée professionnel sans poursuite d’études ou sans emploi. Dans ce cadre, des actions de promotion du dispositif auprès des jeunes sont prévues et processus d’évaluation sera établit. L’État prévoit également de renforcer le mentorat et le parrainage vers l’emploi en ciblant prioritairement les publics les plus vulnérables. Selon l’État, ces dispositifs ont un impact certain, avec 700 000 jeunes accompagnés depuis 2021 dans le cadre du mentorat et 30 000 parrainées chaque année. Prioriser les jeunes de l’ASE, des QPV, des ZFRR, primo-arrivants ou en situation de handicap doit permettre de faciliter l’accès et le maintien dans l’emploi de ces publics.

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