Neurodiversité : 80 bonnes pratiques pour des organisations plus inclusives

Actus de la semaine Lutte contre les discriminations

Le Gouvernement publie un guide de bonnes pratiques, afin d’inciter les entreprises à s’intéresser aux personnes présentant un profil neuroatypique pour répondre à leurs besoins. 

Face au constat d’un faible taux d’insertion professionnelle des personnes neurodivergentes ou neuroatypiques, l’État invite les entreprises à accueillir la neurodiversité dans leurs organisations, afin de développer une « économie plus inclusive, plus innovante et plus résiliente ». Il propose, dans cette optique, un guide intitulé « La Neurodiversité en entreprise : repenser, recruter, déployer, développer » à l’adresse des employeurs, services de ressources humaines, managers, mentors ou encore conseillers emploi.

Un modèle éprouvé

Il s’agit d’un modèle de 80 bonnes pratiques, éprouvées en France comme à l’international, organisées selon quatre lignes directrices :

  • Repenser : sensibilisation et ouverture, gouvernance, analyse des besoins, détermination des profils recherchés, planification des processus et outils de mesure ;
  • Recruter : candidatures spontanées, avant le premier entretien, entretiens et tests, et sélection du candidat ;
  • Déployer : acceptation d’une offre, pré-intégration et préparation des collègues, du lieu de travail et de la recrue, formation en cours d’emploi, accompagnement et management des employés neuroatypiques ;
  • Développer : évaluation et analyse des résultats du programme, amélioration du programme et montée en puissance.

Les profils neuroatypiques

Les instances gouvernementales évaluent à 15 % la part de la population concernée par des formes de neurodivergence, telles que l’autisme, les troubles Dys ou ceux de l’attention désignés par le sigle TDAH. Ces profils recèlent de nombreuses compétences en matière de :

  • Conceptualisation, analyse et logique : indépendance d’esprit, pensée logique et structurée, mode raisonnement causal ;
  • Connaissances expertes et mémorisations détaillées : mémoire de long-terme, attrait pour des sujets précis et attention aux détails ;
  • Créativité et regard innovant : perceptions singulières et compétences artistiques.

L’insertion des personnes neuroatypiques

Pourtant, le taux d’insertion professionnelle des neuroatypiques reste faible : 80 % des adultes autistes seraient en situation de chômage ou de sous-emploi et « les adultes dyslexiques connaitraient un chômage 3 fois plus élevé que la moyenne. »

La publication de ce guide s’inscrit dans la stratégie nationale 2023-2027 pour les troubles du neurodéveloppement, déployée partout en France comme en Nouvelle-Aquitaine.