
Dans son rapport publié en juin et intitulé « Soutien de la politique de cohésion à l’emploi des jeunes : l’Union européenne est au travail, mais garantir des emplois durables aux jeunes demande de nouveaux efforts », l’institution adresse aux États membres un certain nombre de recommandations pour optimiser les effets des actions qu’ils mettent en œuvre.
Un appui européen multiforme
De 2014 à 2020, la Région Nouvelle-Aquitaine a pu soutenir, grâce à des crédits européens, tels que le FSE+ (Fonds Social Européen), 220 000 projets, notamment en faveur des jeunes. Cette aide européenne à l’insertion des jeunes dans la vie professionnelle repose sur trois piliers :
- des avantages financiers accordés aux employeurs ;
- des mesures de maintien dans l’emploi ;
- un accompagnement et une offre de formation.
Ce soutien aurait contribué à réduire de près de huit points le chômage des jeunes (personnes âgées de 15 à 29 ans) au sein de l’Union Européenne (UE) entre 2014 et 2024, passant ainsi de 19,2 % à 11,4 % – selon les données de l’Insee, le taux de chômage des 15-24 ans en France atteignait 19,8 % en 2025.
Zoom sur les NEETs
Le rapport s’intéresse particulièrement au public NEET, autrement dit ni en emploi ni en formation. « En 2024, 11,1 % des jeunes âgés de 15 à 29 ans dans l’UE étaient des NEETs, soit encore deux points de pourcentage au-dessus de l’objectif de 9 % fixé par le plan d’action du socle européen des droits sociaux, à atteindre d’ici 2030. » En comparaison, ils représentaient 21 % en France en 2025.
Il est à noter que la physionomie de cette population au sein de l’UE a changé : en l’espace de 10 ans, la composition des NEETs est passée à une majorité d’inactifs (62,2 %), autrement dit en dehors du marché du travail, alors qu’elle était initialement essentiellement constituée de demandeurs d’emploi.
Les préconisations de la Cour des comptes
Face à ce constat, la Cour des comptes invite les États membres à :
- développer la collaboration entre partenaires publics et privés ;
- identifier ces jeunes inactifs et les inciter à participer aux programmes d’insertion ;
- mener plus d’actions de sensibilisation visant à les rapprocher des services d’accompagnement spécialisés.
Selon l’Insee, en 2020, le taux de jeunes néo-aquitains ayant connu une sortie précoce de l’éducation et de la formation s’élevait à 7,3 % soit en-deçà de l’objectif fixé par l’UE pour 2030, 9,9 %.
