
Après les premiers ateliers du Lab’Innov, des participants témoignent de leurs besoins, de ce qu’ils ont appris des ateliers et ce qu’ils ont réussi à mettre en place au sein de leurs pratiques professionnelles.
En 2025, Cap Métiers lance le Lab’Innov, un espace dédié à l’intelligence collective sous forme d’ateliers. Conçus à la fois pour accompagner des réflexions sur des problématiques communes, et expérimenter des processus et méthodes de facilitation, ces ateliers accompagnent les transformations et l’innovation. Après des sessions qui ont eu lieu en septembre et octobre, Cap Métiers s’est entretenu avec des participants pour recueillir leurs retours sur les ateliers.
Qu’est-ce qui vous a amené à vous inscrire ?
Je suis formatrice et référente projet au sein d’un organisme de formation. J’anime depuis trois ans un projet avec des étudiants en 1ere année BTP tertiaire dans lequel je les accompagne à mettre en place leur propre projet en groupe. L’atelier pouvait me donner des idées sur de nouvelles façons d’animer la construction de projet.
J’accompagne notamment des jeunes et des jeunes en situation de sous-mains de justice. J’avais l’envie de chercher d’autres pratiques professionnelles, particulièrement en direction de publics qui ont déjà bénéficié de différents dispositifs. J’ai une appétence pour les méthodes d’intelligence collective et j’ai la conviction que les approches, techniques et méthodes non descendantes ont toutes leurs places dans les pratiques professionnelles car les dynamiques de groupe sont très différentes. Je souhaitais aussi enrichir ma boîte à outils.
Qu’est-ce que ces ateliers vous ont apporté ?
Le Lab’Innov permet de disposer de ressources. En tant que formateur, concevoir quelque chose avec le manque de temps et l’incertitude que ça va marcher, ça demande un investissement important en termes de conception et parfois le résultat n’est pas à la hauteur. Lors de l’atelier, avoir des activités clés en main et adaptables, les essayer en groupe avec d’autres professionnels, ça permet de se projeter avec nos groupes et d’identifier ce qui est réplicable tel quel avec les publics et ce qui doit être adapté. Le temps de conception est réduit.
Quelles méthodes avez-vous utilisé avec vos publics et comment les avez-vous agencées avec vos pratiques professionnelles ?
J’ai mélangé l’activité de jeu de plateau « traversée du projet en bateau » vu pendant l’atelier avec une activité connue pour plus de facilité de conception et un gain de temps. J’ai donné aux étudiants de quoi dessiner et fabriquer un bateau pour travailler la symbolisation de la vie du projet, les difficultés rencontrées, les ressources. Le fait d’expérimenter l’activité en atelier, ça m’a permis d’aller plus loin dans la symbolisation, de donner plus d’exemples, de leur permettre de se projeter avec des phrases toutes faites tirées de l’atelier.
J’ai animé l’atelier auprès de mes publics avec l’objectif d’aborder leur projet professionnel d’une autre façon, grâce aux approches créatives et corporelles. J’ai enrichi le kit animateur avec d’autres pratiques et j’ai adapté les questions en fonction de mon public. Sur la partie dessin, j’ai ajouté un « ice breaker » pour démystifier le rapport au dessin et au besoin de réussir la réalisation d’un dessin. Cette méthode a notamment permis un « pas de côté ». Pour la partie corporelle, celle-ci est davantage délicate notamment pour faire du lien entre le corps et le projet professionnel par exemple.
Les prochaines sessions du Lab’Innov auront lieu les 8 et 9 septembre à Pessac. Inscription en ligne.
Le saviez-vous ?
Le Lab’Innov, ce sont trois ateliers distincts : 1) former autrement, de l’envie aux premiers pas ; 2) mode ludique pour projets en devenir ; 3) accompagner autrement, approches créatives et corporelles. Chaque session dispose d’un contenu et d’une approche qui lui est propre et des objectifs uniques. Le premier vise à partager des méthodes et outils pédagogiques et innovants pour améliorer l’engagement ainsi que poser les jalons d’un projet à partir d’idées concrètes. Le second vise à sortir de nos schémas de pensée pour appréhender un mode ludique de conception de projets propice à la spontanéité. Quant au troisième, il ambitionne de faire un pas de côté, d’envisager le recours à de nouvelles approches créatives pour impulser la remise en mouvement des publics.
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