Le rapport 2025 sur l’usage des fonds de la formation professionnelle

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France compétences a publié, comme chaque année, son rapport sur l’usage des fonds de la formation professionnelle (RUF) dans lequel il analyse notamment le coût et la qualité des dispositifs de formation.

L’édition 2025 présente son rapport visant à rendre compte de l’usage des fonds de la formation professionnelle, gérés par les financeurs publics et paritaires au cours de l’année 2024.

Ce rapport s’avère différent du Jaune budgétaire (voir notre actu), puisque contrairement à ce dernier, il ne couvre pas les financements privés sauf lorsque leur contribution est nécessaire à une action financée sur fonds publics. De plus, le RUF se base sur une comptabilité qui prend en compte la date d’engagement de la dépense et non le paiement effectif.

Le RUF est classé en dix grandes catégories d’action avec les chiffres clés pour l’année 2024 :

  • L’apprentissage : 896 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été recensés en 2024. Le coût unitaire d’un contrat poursuit sa baisse par rapport à 2021 (17 404 €). Cette diminution est principalement le fruit des mesures de régulation prises par France compétences et l’État.

  • Le contrat de professionnalisation : déjà en baisse depuis 2018, c’est encore le cas en 2024 avec seulement 94 000 nouvelles entrées comptabilisées. Le coût d’un contrat chute de 17 % par rapport à 2023 pour s’établir à 6 957 €, en raison notamment de la suppression de plusieurs aides à l’embauche financées par l’État.

  • Le compte personnel de formation : 1,391 millions de dossiers ont été validées au titre du CPF. La dynamique des entrées en formation est marquée par les évolutions réglementaires instaurées en 2024 (PFO, élargissement du catalogue puis restriction de l’accès au permis). Ainsi, entre janvier et avril les entrées sont en forte hausse par rapport à la même période en 2023, tandis qu’elles sont en baisse sur le reste de l’année. Le coût moyen d’une action de formation connait une légère hausse (1 647 €).

  • La formation des demandeurs d’emploi : en 2024, les demandeurs d’emploi ont totalisé 1,139 millions d’entrées en formation. Ce chiffre en baisse s’explique notamment par la réduction des crédits du Plan d’investissement dans les compétences (PIC) et est contenu par l’impact du CPF.

  • Le projet de transition professionnelle (PTP) : en 2024, 16 300 PTP ont été financés. La durée moyenne d’une formation était de 947 heures, soit neuf fois plus élevée que les formations réalisées dans le cadre du CPF, mais avec un coût pédagogique horaire moyen inférieur.

  • Le plan de développement des compétences (PDC) : 4,554 millions de formations ont été réalisés en 2024 dans le cadre des fonds réservés au plan de développement des compétences des entreprises. Le coût unitaire de ces formations, en légère baisse s’élève à 568 € et leur durée est toujours stable autour de 19 heures.

  • Le conseil en évolution professionnelle (CEP) : le CEP a bénéficié à plus d’un actif sur dix en 2024, 3,37 millions de personnes.

  • Les entreprises recruteuses : la hausse de l’apprentissage est fortement corrélée à l’augmentation du nombre d’entreprises recruteuses d’apprentis (+38 % entre 2020 et 2024). Les entreprises du secteur tertiaire ont principalement porté cette dynamique.

  • Les modalités de formation en apprentissage : près d’un quart des apprentis sont inscrits dans une formation incluant du distanciel. Si le présentiel est la modalité majoritaire dans tous les types d’OFA, les structures privées sont celles disposant de la plus forte de part de formations dispensées en format hybride.

  • Personnes en recherche d’emploi : La transformation des pratiques d’achat en matière de formation professionnelle avait été identifiée comme un levier d’amélioration de la qualité, de l’accessibilité et de l’efficacité de l’offre de formation proposée aux publics visés.

Pour aller plus loin…