Annie Genevard souhaite « faire de la place des femmes en agriculture une priorité »

Actus de la semaine Lutte contre les discriminations #Agriculture #Femmes

L’ambition, portée par la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-Alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, est à l’origine du plan d’action pour favoriser la place des femmes en agriculture révélé lors du Salon de l’agriculture 2026.

La date du 8 mars met chaque année les femmes à l’honneur. 2026 aura toutefois la particularité d’apporter une nouvelle couleur à l’événement, puisque le rendez-vous sera désormais dédié à toutes celles œuvrant dans le secteur l’agricole.

Cette mesure fait en effet partie des 41 propositions du Plan d’action pour favoriser la place des femmes en agriculture annoncé le 24 février. Fruit d’une consultation publique menée à l’été 2025, l’enquête a révélé l’existence de nombreux freins à l’insertion et à l’épanouissement des femmes dans le secteur agricole.

Aussi le Gouvernement entend-il :

  • rendre les femmes du monde agricole plus visibles afin de favoriser les vocations, en contrebalançant l’image masculine du secteur et en établissant des modèles féminins ; 
  • faire de l’école le lieu de construction de l’égalité et de l’émancipation des femmes, afin de lutter contre les préjugés ;
  • renforcer l’accompagnement et le soutien des agricultrices dans leur quotidien, en facilitant le congé maternité (pris par seulement 67 % des femmes), en informant plus largement sur les aides disponibles et en adaptant le matériel agricole à la morphologie féminine ;
  • favoriser l’installation et la transmission des femmes, pour qu’augmente le nombre de femmes se présentant au PAI – elles représentent actuellement 39 %, alors que 61 % sont des hommes ;
  • sécuriser et améliorer le statut et les conditions de travail des femmes en agriculture, en instaurant un statut protecteur et en adaptant le matériel à la morphologie féminine (taille des protections, poids des outils, etc.) ;
  • développer l’engagement des femmes dans les instances agricoles, en veillant à une représentation équilibrée, via des quotas, par exemple.

De fait, 75 % des répondants estimaient en 2025 qu’il était plus difficile pour une femme de travailler dans le secteur agricole. D’ailleurs, selon les données de l’observatoire régional, elles étaient 37,9 % jeunes Néo-Aquitaines en 2023 à faire le vœu de poursuivre leurs études, après la 3e, dans la filière de l’agriculture, sylviculture et mer.