
L’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee) a dévoilé une nouvelle étude régionale : « En Nouvelle-Aquitaine, les territoires ruraux sont plus exposés au risque d’illettrisme ». Cette enquête met en évidence le rapport entre le niveau socioéconomique d’un territoire et la proportion de personnes en proie aux difficultés avec les savoirs de base.
« En Nouvelle-Aquitaine, 64 intercommunalités sont considérées comme présentant un risque d’illettrisme en raison d’une forte proportion de personnes non diplômées. » Si ces nouvelles données publiées par l’Insee permettent d’identifier les territoires néo-aquitains les plus exposés à l’illettrisme dans les intercommunalités rurales périurbaines, elles mettent également en lumière l’effet cumulatif et convergent des facteurs favorisant le développement de ces difficultés.
- Âge : les personnes âgées de 50 à 64 ans connaissent plus de difficultés avec la lecture et l’écriture, du fait d’une scolarité raccourcie et/ou d’un manque de pratique. Cette génération se trouve particulièrement présente dans l’agglomération du Libournais.
Les jeunes concernés par ces mêmes difficultés représentent 10,4 % de la population. Ils résident principalement dans le Sud de la région. - Diplôme : l’Insee identifie l’absence de diplôme comme le premier facteur de risque d’illettrisme. C’est le cas de 9,1 % de la population néo-aquitaine, plus particulièrement autour de l’estuaire de la Gironde : 18 % dans la communauté de communes du Médoc Cœur de Presqu’île et 16 % dans celle de l’Estuaire.
L’illettrisme peut ainsi toucher des ouvriers peu qualifiés, pour lesquels l’usage de la lecture et de l’écriture n’est pas requis. - Pauvreté : « La moitié des intercommunalités de Nouvelle-Aquitaine ont un taux de pauvreté supérieur à 14,6 %. » D’ailleurs, plus la part de non-diplômés est importante, plus le taux de pauvreté augmente, amplifiant par suite le risque d’illettrisme.
- Urbanisation : exception faite de la communauté d’agglomération du Libournais, les territoires ruraux se caractérisent par une part d’illettrisme plus importante, illustrant de fait le lien entre ruralité et fragilité des savoirs de base.
Cette étude, parue le 8 septembre, premier jour des Journées Nationales d’Action contre l’Illettrisme (JNAI), s’inscrit en complément des 100 fiches départementales publiées en avril par l’ANLCI.
