La formation mixte validée par les chefs d’entreprise agricole

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95 % des bénéficiaires d’une offre combinant présentiel et distanciel se déclarent satisfaits, selon une étude de l’Opco Vivéa. Des leviers pour développer les initiatives sont également apparus, comme favoriser leur visibilité et leur accessibilité.

Chez les exploitants agricoles, le nombre de Formations Mixtes Digitales (FMD), financées par l’Opco VIVÉA, est passé de 1 086 à 852. Les formations entièrement à distance progressent elles de 687 à 1 962 sessions. En outre, le distanciel a concerné 26,4 % des demandes individuelles de formation, contre 5,2 % des formations collectives.

L’étude de Vivéa a été menée en 2025 auprès de 500 chefs d’exploitation agricole, 250 ayant suivi une formation à distance et 250 n’en ayant pas suivi. Elle confirme leur adhésion à ce format et met en évidence les actions à entreprendre pour en favoriser le développement.

Des leviers pour les actions de formation

Les facteurs de succès relevés par l’étude sont :

  • proposer des offres de formations mixtes pour les matières administratives, comptables, logicielles, réglementaires et certifiantes (Certiphyto, DUER, sécurité). Les formations nécessitant des gestes techniques ou de l’observation en conditions réelles restent perçues comme relevant du présentiel ;
  • lever les craintes initiales, principalement liées à la maîtrise des outils numériques (31 %) et aux risques de problèmes techniques (31 %). Parmi les 14 % qui avaient exprimé des craintes, 77 % n’ont finalement rencontré aucune difficulté ;
  • proposer des formats mixtes préférés par 93 % des bénéficiaires. L’expérience préalable du distanciel influe, car 80 % ayant déjà pratiqué se disent prêts à suivre une formation mixte et 74 % une formation 100 % à distance. Ces proportions diminuent en effet chez ceux qui n’ont jamais expérimenté le distanciel : 44 % pour le format mixte et 31 % pour le 100 % à distance ;
  • faire connaître les parcours de développement de compétences, car les raisons du non-recours s’expliquent pour 49 % des exploitants agricoles parce que l’occasion ne s’est pas présentée ;
  • favoriser les échanges entre professionnels, car ils constituent la priorité pour plus de 4 répondants sur 5, bénéficiaires ou non bénéficiaires.