Portrait des bénéficiaires de médiation numérique 

Actus de la semaine Compétences et savoirs de base

Une enquête menée par l’observatoire Pix entre juin 2025 et janvier 2026 compile un ensemble de données sociodémographiques sur les publics bénéficiaires de médiation numérique.

Selon les résultats de cette étude Pix, ce sont les questions de navigation sur internet, de prise en main d’équipement ou d’utilisation des réseaux sociaux qui poussent les personnes à solliciter de l’aide auprès de conseillers numériques. Ces bénéficiaires, généralement motivés par un « besoin du quotidien », tel que la réalisation d’une démarche administrative, sont :

  • plus âgés : la part des bénéficiaires les plus fragiles apparaît dans la tranche d’âge des 40-59 ans avec 23 %.
  • des femmes : « surreprésentées », elles font montre d’une plus grande aisance dans les gestes simples.
  • en recherche d’emploi : 27 % des demandeurs connaissent d’importantes difficultés.
  • moins diplômés : niveau d’études et aptitudes numériques apparaît corrélées – la grande fragilité concerne 35 % des bénéficiaires sans diplôme et 13 % de ceux titulaires du baccalauréat.
  • en situation d’illettrisme : 66 % sont en situation de grande vulnérabilité dans ce domaine.

Concernant leurs savoir-faire (gestes, compétences et culture numériques), il ressort que :

  • 32 % sont des utilisateurs débutants : ils savent utiliser une messagerie, mais leur culture numérique s’avère faible.
  • 20 % se trouvent en situation de grande fragilité : l’utilisation des équipements (souris, clavier, écran tactile) peut leur être difficile.
  • 23 % connaissent une autonomie relative, limitée par une méconnaissance des enjeux en lien avec le numérique.

Ces résultats illustrent ainsi l’hétérogénéité de ce public : connecté et internaute, il ne maîtrise pas pour autant les compétences périphériques en lien avec l’environnement numérique global, qu’il s’agisse de la fiabilité de l’IA ou des moyens utilisés pour capter ou retenir l’attention sur les réseaux sociaux.

D’après les chiffres rapportés par l’ANLCI, 15 % de la population adulte française âgée de 15 ans ou plus est en situation d’illectronisme, défini comme une « maîtrise insuffisante des compétences numériques de base ».

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