
En Nouvelle-Aquitaine, 35 % des créateurs d’entreprises sont des femmes. Si leur part progresse, des écarts persistent, notamment en matière de financement des projets. La Région, l’État et Bpifrance poursuivent leurs actions pour favoriser l’entrepreneuriat féminin et structurer un environnement plus favorable aux porteuses de projets.
Agir sur l’accompagnement et le financement
Pour soutenir l’entrepreneuriat féminin, la Région Nouvelle-Aquitaine, l’État et Bpifrance s’appuient notamment sur le Plan d’action régional pour l’entrepreneuriat des femmes (PAREF).
La convention 2021-2023 du PAREF inscrit cette politique dans une approche globale : il s’agit de soutenir les femmes dans leurs projets, mais également d’agir sur leur environnement entrepreneurial et sur les représentations et stéréotypes susceptibles de freiner leurs parcours.
Les actions régionales s’organisent autour de six axes : accompagner la création, la reprise et le développement des entreprises ; faciliter l’accès aux financements ; développer des actions dans les territoires fragiles et auprès des jeunes ; sensibiliser et valoriser l’entrepreneuriat féminin ; former les acteurs de l’écosystème entrepreneurial ; améliorer la connaissance et le suivi statistique.
Depuis 2018, 201 actions portées par 77 structures ont ainsi été soutenues, pour un engagement financier de plus de 1,6 million d’euros, dont plus de la moitié apportée par la Région.
Mobiliser les acteurs de l’écosystème
Le PAREF ne cible donc pas uniquement les porteuses de projet. Il prévoit également de mobiliser et former les professionnels qui interviennent dans les parcours entrepreneuriaux, ainsi que les acteurs du financement.
Cette approche vise notamment à améliorer l’accès des femmes aux dispositifs d’accompagnement et aux outils financiers, de la création au développement de leur entreprise. Un appel à projets annuel permet de soutenir des actions répondant aux différents axes du plan.
Les données régionales montrent également que les parcours des créatrices sont divers : 66 % sont diplômées de niveau bac +2 ou plus et 57 % créent dans un secteur différent de leur métier d’origine. L’indépendance et l’accès à l’emploi figurent parmi leurs principales motivations.
