L’OPIIEC publie une étude sur les métiers du conseil et de l’ingénierie  

Actus de la semaine Économie et compétences #Culture #Opco #Tourisme

Dans le cadre de sa mission de prospection, l’observatoire paritaire des métiers du numérique, de l’ingénierie, des études et du conseil et des métiers de l’événement (OPIIEC) a mené une enquête auprès des professionnels des branches du tourisme, du patrimoine, du sport, de la culture et des loisirs, pour identifier les besoins en compétences et en formations dans les métiers du conseil et de l’ingénierie appliqués à leurs domaines.

Selon les chiffres de l’observatoire, le secteur « études et conseil » regroupe 53 915 entreprises, 32 888 pour l’ingénierie. Ces branches, qui connaissent une hausse de +0,5 % pour la première et +2,3 % de créations d’emploi pour la seconde, sont soumises à de nombreuses mutations. Afin de les soutenir dans cette période de transition, l’observatoire leur adresse plusieurs recommandations.

Aperçu des besoins actuels

L’examen des offres d’emploi publiées entre décembre 2025 et mars 2026 a permis à l’observatoire de mettre en évidence les profils et les compétences les plus recherchés. Face aux difficultés de recrutement, les employeurs semblent préférer les candidats au profil généraliste, dotés avant tout de « capacités de synthèse, d’analyse et de rigueur méthodologique ». Aussi un niveau de qualification élevé est-il attendu par les employeurs qui privilégient des niveaux bac+5 issus d’écoles d’ingénieur, d’architecture ou de commerce.

De cette façon, ils s’assurent de compétences douces et transversales, telles que celles citées précédemment. S’y ajoutent l’autonomie, les capacités rédactionnelles, le sens de l’organisation, la gestion de projet et d’équipe, et les qualités relationnelles. Ces dernières sont particulièrement appréciées pour mener à bien des projets de plus en plus complexes et aux multiples parties prenantes.

Ces savoir-être doivent notamment permettre aux profils recrutés, qu’ils soient juniors ou seniors, la collecte et l’exploitation des informations, la facilitation de projets, l’animation de concertations, l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, etc., aidés en cela par les outils et logiciels. Les compétences techniques se révèlent ainsi tout aussi souhaitables. En revanche, la connaissance du secteur apparaît comme secondaire.

Zoom sur les mutations identifiées

Dans un contexte où de nombreuses mutations sont en cours et susceptibles de modifier les métiers, la capacité à s’adapter apparaît comme essentielle aux yeux des employeurs. L’OPIIEC identifie en effet trois types d’évolutions majeures en matière de :

  • transition économique et numérique (IA) : selon les professionnels interrogés, ces transitions pourraient notamment impacter les délais et tarifs, ainsi que la productivité en raison de la mobilisation d’outils numériques. Cela pourrait par ailleurs donner lieu à des considérations environnementales concernant les prestations et les pratiques, qui plus est dans un contexte de plein essor de l’intelligence artificielle.
  • méthodes de travail : cela concerne principalement le métier de consultant. Celui-ci doit devenir « un facilitateur qui aide le client à faire émerger ses propres besoins », qui sait « mobiliser un collectif » et « faire émerger des idées co-construites ». Dans ce contexte, les méthodes d’intelligence collective s’avèrent précieuses, d’autant que les TPE ont davantage recours à la cotraitance et à la constitution de groupements pluridisciplinaires, pour progresser et répondre à des besoins spécifiques.
  • contraintes budgétaires et concurrence : face à la crise budgétaire et à la concurrence de nouveaux consultants comme d’acteurs publics, les entreprises se voient dans l’obligation de prospecter, dans la mesure où les seuls appels d’offres ne suffisent plus à maintenir l’activité. Cette pression incite les employeurs à déployer des compétences en matière de développement commercial.

Recommandations

Face à ces constats, l’OPIIEC émet six recommandations autour de deux thèmes principaux :

  • Reconnaissance du secteur et promotion des métiers :
    • renforcer les coopérations entre organisations représentant le secteur de manière à agir collectivement dans le sens d’une meilleure structuration et visibilité des métiers ;
    • œuvrer pour la connaissance des cinq domaines et l’amélioration de la lisibilité du secteur dans le cadre d’actions de promotion des métiers ;
    • œuvrer pour la création de fiches ROME spécifiques.
  • Formations et offre de service de l’Opco 
    • renforcer les contenus de formation sur les sujets de transition écologique et numérique, de performance commerciale, d’éthique professionnelle au sein de Campus Atlas, de micro-learning Atlas et de la plateforme Savoirs d’avenirs ;
    • promouvoir l’Afest auprès des entreprises ;
    • communiquer sur le recensement des formations initiales : tourisme, culture, loisirs, sport, patrimoine.

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