
Le Programme national d’orientation et de découverte des métiers du vivant (PNOD) se déploie à partir du 8 septembre. L’expérimentation et les rencontres en seront les leviers pour générer 30 % d’augmentation des effectifs d’apprenants d’ici 2030.
Pour la ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, « Le PNOD repose sur une conviction simple : la découverte est une première étape vers l’orientation des jeunes ».
Les métiers du vivant investissent nombre de secteurs, de l’agriculture, de l’agroalimentaire ou encore de la commercialisation. Afin de les développer, le PNOD entend ainsi répondre d’ici 2030 à un double enjeu :
- mieux faire connaître les métiers et les formations du vivant ;
- contribuer au renouvellement des générations dans l’agriculture et les secteurs associés.
Le PNOD s’adresse en premier lieu aux jeunes, de l’école élémentaire à l’enseignement supérieur. Cependant il concernera aussi les prescripteurs potentiels, comme les familles, équipes éducatives, acteurs de l’orientation, de l’emploi et de l’insertion.
Parmi les métiers du vivant, on distingue ceux de la production agricole et des aménagements paysagers sont centrés sur la culture, l’élevage et la gestion des espaces verts. Un autre versant concerne la protection de l’environnement, la recherche, les soins aux animaux ou la transformation des produits issus du vivant.
Des objectifs fixés par la loi d’orientation agricole
Le PNOD était programmé dans la loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture du 24 mars 2025. Rédigée dans l’optique de renforcer la souveraineté agricole de la France, elle vise à renforcer la souveraineté agricole de la France tout en facilitant le renouvellement générationnel dans le secteur agricole. Elle porte comme objectifs :
- atteindre 400 000 exploitations agricoles en 2035 sur le territoire ;
- augmenter de 30% le nombre de personnes formées aux métiers agricoles d’ici 2030.
- augmenter de 75% le nombre de vétérinaires formés par rapport à 2017 ;
- augmenter de 30% le nombre d’ingénieurs agronomes formés par rapport à 2017.
Les mesures phares
Le PNOD est avant tout un cadre national de coordination afin de structurer et amplifier les initiatives déjà existantes dans les territoires.
Sa réussite dépendra donc de sa capacité à être concrètement décliné dans les territoires, avec des partenariats durables entre établissements scolaires, enseignement agricole, entreprises, collectivités, acteurs de l’orientation et acteurs de l’emploi. En effet sa mise en œuvre repose sur une mobilisation de plus de 30 partenaires institutionnels, professionnels et associatifs. On compte parmi eux Régions de France, la DGEFP, les chambres d’agriculture, l’association « Demain je serai paysan », le réseau des Carif-Oref ou encore le réseau CHEOPS Cap Emploi.
Voici un panorama des actions prévues, entre nouveautés et dispositifs ayant fait leurs preuves :
- créer le G8 PNOD, groupe stratégique de réflexion et de pilotage ;
- consacrer une enveloppe nationale de 500 000 euros à l’attractivité des métiers et des formations du vivant pour accompagner 50 projets ;
- développer les stages en entreprise, immersions, visites d’exploitations, forums métiers et classes de découverte ;
- renforcer les partenariats avec France Travail, les branches professionnelles, les acteurs de l’emploi, les exploitants agricoles, etc. ;
- construire dans chaque territoire une feuille de route et un calendrier annuel des actions partagés entre les partenaires.
Les métiers agricoles en Nouvelle-Aquitaine
Parmi les métiers du vivant, la production agricole et les aménagements paysagers sont exercés par 123 300 professionnels en Nouvelle-Aquitaine, soit près de 5 % des emplois régionaux. À ce titre, la Nouvelle-Aquitaine se classe au 1er rang national pour l’emploi dans cette filière.
Marqués par une forte saisonnalité, plus de 4 emplois salariés sur 5 sont à durée limitée (près de la moitié de 1 mois au maximum).
Ces emplois embrassent plusieurs activités :
- production animale ;
- production végétale ;
- soutien à l’agriculture ;
- agroéquipement ;
- espaces verts ;
- etc .
Ces métiers offrent aux femmes (26 % des professionnels), la possibilité de faire valoir compétences et savoir-faire.
